Ces dernières années, les technologies web ont énormément progressé, marquées notamment par la démocratisation des smartphones. Avec cette évolution, sont apparus de nouveaux « standards du web », comme l’incontournable Responsive Web Design – qui permet à un site Internet se s’adapter automatiquement à l’écran sur lequel il s’affiche.

La forte croissance des internautes est aussi allée de pair avec une croissance du nombre de sites web, donc une concurrence accrue pour un bon positionnement sur les moteurs de recherche. Les plusieurs milliers de mises à jour annuelles des algorithmes de Google imposent d’avoir un site web qui tient donc compte des dernières recommandations et standards en la matière.

Et pendant ce temps, votre structure a évolué aussi. Recrutements, départs, modification de l’organigramme… nouveaux produits, nouveaux services, nouveaux projets, nouvelles références, nouveaux partenariats… Combien d’informations sur votre site web ne sont plus à jour ? Est-il même encore représentatif de votre vision, de vos objectifs, de votre structure ?

Il est alors parfois possible de modifier votre site web, d’en mettre à jour certains contenus, mais dans la plupart des cas les évolutions sont telles qu’il est préférable d’envisager les nombreuses modifications comme un tout, consistant en fait à le refondre intégralement.

Vivre avec son temps : les standards du web design évoluent vite

Beaucoup de sites web développés avant 2010 ont un design vieillissant, qui ne correspond plus vraiment aux critères du web design du moment. Cet aspect « démodé » peut avoir un impact très négatif sur le nombre de visites et d’interactions sur le site. En effet, les internautes sont de plus sensibles à l’esthétique, et feront plus facilement confiance (même inconsciemment), à un site récent et « propre ».

Aperçu de Windows 8, précurseur du flat design

Au début des années 2010, Microsoft lance Windows 8 (ci-dessus), avec une interface composée de rectangles sur des aplats de couleurs pastel. C’est le début de la popularisation du flat design, qui est désormais une norme incontournable des interfaces utilisateur. Microsoft est suivi par Apple en 2013, puis par Google en 2014, avec le material design d’Android.

Si votre site web a une interface en tableaux, ou qu’il est composée de barres latérales bourrées de « liens utiles » en fait inutiles, ou encore qu’il est rempli de textes qui défilent et de boutons qui clignotent (syndrome du « sapin de noël »), une seule option : la refonte intégrale.

A l’ère des smartphones, votre site web sera responsive ou ne sera pas

La baisse des prix des smartphones et l’amélioration continue des connexions Internet mobiles a permis une véritable explosion du trafic sur les supports à petit écran. Aujourd’hui plus de 90% du trafic Internet se fait depuis un mobile. Or les habitudes d’utilisation, le parcours des yeux sur l’écran, le mode d’interaction, y sont complètement différents d’un ordinateur.

Le contenu est comme le dolo, il s'adapte à son support

Le contenu doit s’adapter à son contenant pour en prendre la forme. Ainsi, une ligne de texte de 15 mots sur ordinateur deviendra par exemple 3 lignes de 5 mots sur un smartphone. Et si votre site web affiche les 15 mots sur une seule ligne, vous obligez votre visiteur à zoomer, puis à se déplacer latéralement sur la page pour pouvoir lire votre contenu… L’expérience utilisateur en est détériorée, et vous risquez alors de perdre votre visiteur.

L’adaptabilité de votre site web en fonction de l’écran est définie par des règles (les media querries) qui déterminent des largeurs à partir desquelles le contenu change de format. Apparues avec CSS3 fin 2014, elles font de la plupart des sites web antérieurs à 2015, des sites non conformes à la navigation mobile.

Si votre site est antérieur à 2015, il y a donc de fortes chances que vous y perdiez beaucoup de trafic. Les 90% des internautes qui y arrivent depuis un mobile ne restent pas, ils « rebondissent » sur votre site, sans prendre le temps d’y lire vos contenus ; c’est ce qu’on appelle le « taux de rebond » symptôme éloquent de la mauvaise expérience utilisateur.

Séduire Google, ou sombrer dans l’oubli

Google a compris l’intérêt de la bonne expérience utilisateur, et analyse ainsi le comportement de vos visiteurs pour déterminer le classement de votre site dans les pages de résultats de la recherche. La compatibilité mobile est ainsi devenu un critère clé pour le positionnement, au même titre par exemple que la vitesse de chargement des pages.

Testez votre compatibilité mobile sur cet outil de Google, ou votre vitesse de chargement sur des outils comme GTMetrix ou PingDom.

Mais les algorithmes de Google ne se limitent pas à ces questions techniques, et accordent de plus en plus d’importance à la qualité du contenu. Celle-ci se mesure de différentes manières, et notamment en mesurant le temps passé et les interactions des internautes les pages qu’ils consultent. Un contenu de qualité selon Google tend donc à ressembler de plus en plus à un contenu de qualité selon vos visiteurs.

Lire aussi : Le contenu de qualité, garant d’un bon site web

Attention toutefois aux nombreuses modifications de l’algorithme, qui peuvent se traduire par des changements significatifs de votre positionnement. A titre d’exemple, Google a publié 2453 modifications de son algorithme de recherche sur la seule année 2017. Il est donc indispensable de se tenir informé pour respecter les recommandations et standards en vigueur.

Deux exemples pour conclure

Capture d'écran de la page d'accueil de l'ancien site web de la CIFCapture d'écran de la page d'accueil du nouveau site web de la CIF

Ici une refonte surtout technique, partant d’un site codé en XHTML Transitional avec une structure en tableaux, et une nouvelle version en HTML5, responsive, et inspirée des aplats de couleur du flat design.

Ancien siteCapture d'écran de la nouvelle page d'accueil de nassaradesign.com

Ici une refonte davantage éditoriale et fonctionnelle, avec un objectif d’amélioration de l’interface pour une meilleure expérience utilisateur, sur un site moins institutionnel et plus axé « produit ».